| Voyage
du 18 mars au 1er avril 06 à Orissa |
Pendant
une année, le pasteur Thierry Bourgeois de l’église
Rive-Droite à Genève a travaillé
avec des membres de son église pour mettre sur
pied une équipe en vue d’un voyage en Inde.
Son engagement, sa confiance et surtout sa foi ont porté
leurs fruits, et après une séance d’information
sur les objectifs du voyage dans son église,
6 personnes se sont inscrites pour un voyage à
court terme.
Nous avions prévu un itinéraire d’enseignement
dans les centres de formations, des rencontres avec
des Chrétiens, ainsi que des temps de prière
dans certains hauts lieux de l’Hindouisme.
Quatre semaines avant le départ, des imprévus
nous ont fait changer tous nos plans ! Les responsables
d’Empart en Inde nous ont demandé de changer
notre itinéraire pour aller à Orissa au
lieu de Lucknow, pour remplacer un team qui avait été
annulé.
Ce n’était pas une mince affaire, car nos
billets d’avion étaient déjà
émis et que nous étions toute une équipe.
Quand j’ai proposé ces changements à
nos amis de Genève, l’accueil a été
favorable, malgré le fait que nous devions voyager
plus de 35 heures dans des trains bondés pour
aller à notre nouvelle destination et bien sûr
aussi 35 heures pour le retour. (Cela représentait
environ 50 h de voyage en train de plus que prévu
!). Mais on sait qu’avec le Seigneur, rien n’arrive
par hasard : un temple a été la cible
d’un attentat à la bombe à Varanasi,
juste la semaine avant où nous aurions dû
nous y trouver initialement !
Ces heures de train en ont valu la peine. Dès
notre arrivée, nous avons été touchés
de voir ces 120 bâtisseurs d’églises.
Quand ils venaient nous saluer, on pouvait ressentir
leur joie de nous voir (beaucoup de bâtisseurs
payent un prix élevé pour la prédication
de l’Evangile dans cet Etat).
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Le lendemain de notre arrivée,
nous sommes entrés dans la salle de conférence
surchauffée (il faisait 35-40 C° à l’extérieur).
Nous étions en nage, mais saisis par l’émotion
de voir la ferveur intense dans leur louange; nous étions
émus de les voir les yeux fermés, les bras
tendu vers leur Père céleste.
Notre équipe a enseigné, témoigné
et bien sûr prié. Chaque soir, nous avons
fait un appel et leur soif de recevoir plus de Dieu était
tellement frappante. Les bâtisseurs ne manquaient
jamais de se remettre en question et de s’avancer
pour recevoir plus de Son Esprit.
Samedi, quelle journée ! C’était les
promotions de 27 nouveaux étudiants qui vont aller
travailler dans le terrain pour implanter une nouvelle
église. C’est un combat spirituel dont on
ne mesure pas l’enjeu ! Nous prenions conscience
de la réalité qu’allaient vivre ces
nouveaux serviteurs de Dieu, et aussi de notre part de
responsabilité dans cet envoi. On sait qu’Orissa
compte déjà des martyrs chrétiens
cet état. Nous avons vécu un moment inoubliable
d’intense émotion avec ces nouveaux bâtisseurs.
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Dimanche nous avons été
visiter deux maisons pour enfants. Encore 14 heures de
trajet en taxi, avec des routes dans un état précaire.
Sur place, nous découvrons un paysage totalement
nouveau pour nous. Dans une forêt clairsemée,
des huttes faites de terre ou de branches sur de la terre
battue. Dans ces huttes sans fenêtre, les autochtones
dorment et mangent à même le sol, les femmes
sont tatouées au visage. Pas d’électricité,
pas d’eau à proximité, pas de toilettes.
Voilà, nous nous sommes retrouvés dans les
zones tribales de l’Inde ! Les enfants vivent dans
un contexte qui, dans notre conception occidentale, pourrait
paraître trop précaire. Mais les visages
de ces enfants exprimaient une sérénité
et une joie étonnante. Malgré le cadre,
ces enfants étaient visiblement aimés et
soignés. Avant de partir, on nous a servi de la
nourriture sur des grosses feuilles séchées,
une expérience unique.
Lundi 27 mars, première conférence de femmes
de bâtisseurs d’églises à Orissa.
Tenez- vous bien, 90 femmes ont été présentes
! C’est un énorme succès pour une
première fois. D’autant plus que la conférence
était conçue et organisée par trois
femmes Indiennes, qui avaient à cœur de communiquer
à leurs sœurs dans la foi les enseignements
qu’elles avaient reçu l’année
précédente dans un autre état. La
multiplication est en route !
La vision de ces magnifiques saris de toutes les couleurs,
de ces femmes louant avec des enfants dans les bras nous
enthousiasme. Nous rendons gloire à Dieu pour la
faveur qu’Il nous a accordée pendant cette
première conférence dans cet état,
et nous nous réjouissons pour le futur. Valérie,
Céline, Martine et Katia ont eu l’occasion
d’enseigner, de témoigner et même de
communiquer au travers de la peinture.
Pendant ce temps, Thierry, Harry, André et moi-même
étions à la conférence de coordinateurs,
et nous avons abordé un sujet brûlant : les
besoins physiologiques des gens. Les besoins sont énormes.
Nous avons eu des partages très concrets sur les
besoins vitaux de chaque jour; beaucoup de pasteurs ont
reconnu que la faim est une réalité quotidienne.
Cela nous pousse à une sérieuse réflexion
sur comment répondre concrètement à
ce problème.
Un centre de formation à Orissa ?
Voilà une nouvelle
La première semaine du voyage, l’équipe
de prière en Suisse a reçu le verset de
Deutéronome 11 v 24a : « Tout lieu que foulera
la plante de votre pied sera à vous. »
Pendant que nous étions à Orissa, nous avons
réfléchi aux besoins à long terme
du développement de la vision dans cet état.
En 5 ans, le Seigneur nous a permis d’implanter
plus de 140 églises, et nous voyons la main de
Dieu; nous lui donnons toute la gloire. Mais il est important
de laisser le St Esprit nous parler pour être pleinement
dans le projet de Dieu en ce qui concerne la suite. C’est
alors que nous sommes convaincus que nous avons besoin
d’acheter un terrain à Orissa :
Voilà 4 bonnes raisons pour l’achat
d’un terrain à Orissa :
1. Nous avons besoin d’un bâtiment
pour le centre de formation :
Actuellement nous louons un bâtiment. Les propriétaires
de bâtiments craignent de louer à des Chrétiens,
en particulier si c’est pour une formation Chrétienne.
C’est difficile de trouver des locaux, et lorsqu’on
en a trouvé un, on se fait souvent déloger
quelques mois après. 2. Nous avons
besoin d’une infrastructure pour les conférences
de bâtisseurs d’églises, de femmes
de bâtisseurs ainsi que des coordinateurs :
Actuellement nous louons des centres, mais à long
terme il n’y aura pas de centre capable d’accueillir
tous les bâtisseurs (actuellement déjà
plus de 140 bâtisseurs). Et à long terme,
cela devient coûteux. 3. Nous avons
besoin d’avoir un lieu sûr où les serviteurs
de Dieu peuvent se reposer et se restaurer.
N’oublions pas les pressions énormes que
subissent parfois ces serviteurs de Dieu dans leur lieu
de travail.
D’autre part, cela va permettre à nos équipes
de continuer de venir encourager nos frères et
sœurs indiens sans trop de soucis, de persécutions
et de pressions, étant donné que cette région
sera touristique. 4. Avoir un terrain
et de la surface pour apprendre à produire et à
stocker :
Un des défis de cet état est la faim car
c’est très sec ou alors trop mouillé.
C’est très dur de trouver de la nourriture
suivant les saisons. Pendant la conférence de coordinateurs,
les pasteurs indiens ont proposé de faire une offrande
pour acheter deux moutons et les faire se reproduire pour
ensuite en redistribuer aux différents bâtisseurs.
Nous avons été enthousiasmés par
cette idée.
Nous avons trouvé le terrain idéal, de trois
hectares (30 000 m2), près de la mer. C’est
un endroit que l’Etat est en train de développer
pour le tourisme qui est en pleine expansion. Il est prévu
la construction d’un port et d’une autoroute.
C’est la raison pour laquelle le prix des terrains
grimpe. Nous avons une excellente opportunité d’un
propriétaire qui a besoin d’argent rapidement.
En priant sur le terrain, Thierry a eu la pensée
du verset que nous avons reçu pendant la semaine
par l’équipe de prière : «
Tout lieu que foulera la plante de vos pieds sera à
vous ». Deut 11 : 24a. Une réelle
confirmation de Dieu.
Le coût de ce terrain se situe autour des CHF 45
000. A ce jour nous avons déjà une partie
de ce montant, et nous avons encore également besoin
de fonds pour la construction d’un bâtiment
pour y faire le centre de formation. |
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J’ai la foi que Dieu
est avec nous et surtout que cet état a besoin
de moissonneurs comme jamais pour atteindre la vision
de voir Orissa transformé par la puissance de Christ.
Nous avons besoin d’élargir l’espace
de la tente, nous avons besoin de visionner l’étape
suivante. Je vous invite à prier, à croire
et à être généreux avec nous
pour le projet de ce terrain.
Je crois que le Seigneur nous a amené une équipe
de Suisse à Orissa cette fois-ci pour préparer
le chemin afin que beaucoup puissent être atteints,
restaurés, et envoyés.
Ce terrain va être un apport clé dans la
vision d’établir 100'000 églises en
Inde.
Merci à tous ceux qui ont porté ce voyage
dans la prière et le soutien. |
| En faveur de ceux qui ne connaissent
pas Christ |
Stéphane |
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La force d’Empart est le cœur de ses responsables
pour l’Inde,
par les pasteurs indiens et les équipes à
court terme.
Ce cœur toujours à l’écoute
du St Esprit leur permet de vivre une relation de confiance
qui donne la liberté à une croissance
dynamique de l’église. Empart crée
un pont entre deux mondes qui peuvent ainsi s’enrichir
mutuellement de la grâce et de la vérité
de Jésus. »
Thierry Bourgeois |
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